Les enjeux de l'agriculture Bio

Voici les 6 grands enjeux d’une agriculture bio.

1. Effet de serre

L’agriculture est à l’origine de 20,6 % des émissions de gaz à effet de serre. En effet, les activités agricoles rejettent principalement du protoxyde d’azote (N2O), suite aux fertilisations azotées, ainsi que du méthane (CH4) par l’élevage du bétail. Ces gaz ont un effet de serre beaucoup plus important que le CO2.(www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr)

L’agriculture biologique, utilise des engrais organiques, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas synthétisés à partir de produits chimiques. Ces engrais de synthèse nécessitent de l’énergie fossile pour être fabriqués, alors que le compost, le fumier, le lisier sont d’origine naturelle et peuvent être produits directement et gratuitement sur la ferme, le transport est alors nul.

2. Préserver la qualité de l’eau

Les engrais chimiques et les pesticides sont les principaux responsables de la pollution de l’eau, que ce soit la nappe phréatique ou les cours d’eau. Le cahier des charges de l’Agriculture Biologique implique la mise en place de systèmes de production cohérents qui préservent efficacement les ressources en eau contre les nitrates et les produits phytosanitaires.

3. Conservation du sol

La composition organique et minérale du sol est largement influencée par les pratiques agricoles et l’usage intensif d’engrais et de pesticides diminue fortement la présence de microorganismes dans le sol.

En Agriculture Biologique, l’interdiction des produits chimiques de synthèse et l’apport d’amendements organiques va préserver et même favoriser le développement de la microfaune tout en améliorant la structure des sols. De plus les parcelles ont généralement un couvert végétal toute l’année avec des cultures intermédiaires ce qui diminue la sensibilité au lessivage et à l’érosion, voir aux inondations.

4. Sauvegarder la biodiversité

Les méthodes de culture en agriculture biologique protègent la biodiversité à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, des bactéries aux mammifères en passant par les plantes, les vers de terre, les insectes et les oiseaux.

Il est important de sauvegarder une diversité génétique au sein des espèces cultivées ou des races animales: en élevant des races locales ou en cultivant des légumes ou des céréales rustiques, on contribue à sauvegarder un patrimoine génétique qui est indispensable pour développer des semences ou des races naturellement mieux adaptées aux aléas climatiques ou résistantes à des maladies. Un enjeu important d’aujourd’hui pour faire face aux changements climatiques de demain.

5. La santé

Les fruits et légumes biologiques ont une teneur en matière sèche plus élevée, c’est à dire qu’ ils sont plus riches en éléments nutritifs. En effet, en respectant leur temps de croissance, le fruit ou le légume a plus de temps pour fixer des éléments nutritifs intéressants.

Ils contiennent moins de nitrates que des produits issus du conventionnel, car les cultures ne sont pas fertilisées par des engrais de synthèse chimique. Ces nitrates étant nocifs pour la santé humaine : l’organisme humain transforme les nitrates en nitrites, qui réduisent les capacités de transport de l’oxygène par l’hémoglobine du sang.

Les produits biologiques ne sont pas contaminés par les produits phytosanitaires. Conséquence concrète : la peau des fruits et légumes peut être consommée sans soucis alors que l’épluchage est recommandé pour des produits conventionnels pour éliminer au moins une partie des résidus de pesticides qu’ils peuvent contenir. Or, la peau est toujours plus riche en vitamines, en polyphénols et en fibres. Et le constat est le même pour les céréales complètes par exemple ! Consommer bio permet donc d’avoir une alimentation plus riche en vitamines, en polyphénols et en fibres.

6. Activité économique locale

Acheter bio c’est aussi permettre le maintien d’une activité rurale vivante puisque les exploitations bio emploient en moyenne 30% de personnes en plus par rapport à l’agriculture conventionnelle. Elles participent ainsi au tissu économique local.